<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/"
	>

<channel>
	<title>Pk1157's Weblog</title>
	<atom:link href="http://pk1157.wordpress.com/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://pk1157.wordpress.com</link>
	<description>humeur du jour, chroniques de la nuit</description>
	<lastBuildDate>Mon, 05 Oct 2009 21:50:28 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.com/</generator>
<cloud domain='pk1157.wordpress.com' port='80' path='/?rsscloud=notify' registerProcedure='' protocol='http-post' />
<image>
		<url>http://s2.wp.com/i/buttonw-com.png</url>
		<title>Pk1157's Weblog</title>
		<link>http://pk1157.wordpress.com</link>
	</image>
	<atom:link rel="search" type="application/opensearchdescription+xml" href="http://pk1157.wordpress.com/osd.xml" title="Pk1157&#039;s Weblog" />
	<atom:link rel='hub' href='http://pk1157.wordpress.com/?pushpress=hub'/>
		<item>
		<title>Dérisoire ou superflu ?</title>
		<link>http://pk1157.wordpress.com/2009/10/05/derisoire-ou-superflu/</link>
		<comments>http://pk1157.wordpress.com/2009/10/05/derisoire-ou-superflu/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 05 Oct 2009 21:50:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pk1157</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://pk1157.wordpress.com/?p=135</guid>
		<description><![CDATA[Le commentaire de la réalité est il superflu, en ce qu&#8217;il ne peut influer, par définition, sur la réalité dont il traite), ou dérisoire dans la mesure où la vanité de son essence (et celle de son auteur) ne peuvent que susciter la moquerie ? J&#8217;aime bien la dérision &#8230; Chapitre XXIII Eduardo Alvamontes, à [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pk1157.wordpress.com&amp;blog=2930198&amp;post=135&amp;subd=pk1157&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le commentaire de la réalité est il superflu, en ce qu&#8217;il ne peut influer, par définition, sur la réalité dont il traite), ou dérisoire dans la mesure où la vanité de son essence (et celle de son auteur) ne peuvent que susciter la moquerie ?</p>
<p>J&#8217;aime bien la dérision &#8230;<span id="more-135"></span></p>
<h1>Chapitre XXIII</h1>
<p>Eduardo Alvamontes, à l’ordinaire, ne consommait ses préparations que le soir tombé, dans l’intimité de ses quartiers. En chimiste averti, il dosait ses prises, ce qui lui permettait d’estomper les terreurs qui peuplaient ses nuits sans empiéter outre mesure sur sa lucidité diurne, du moins en était-il convaincu.</p>
<p>A l’âge de cinq ans, il avait vu ses parents torturés et finalement assassinés sous ses yeux par un des multiples groupes paramilitaires qui quadrillaient son pays. Depuis, il revoyait tous les soirs la scène et ne parvenait à s’endormir que lorsque l’ivresse, la drogue ou les deux réunies lui procuraient une distance suffisante. En cette fin d’après-midi, considérant que les évènements de la journée lui annonçaient une nuit difficile, il décida de prendre les devants et se rendit à « sa réserve », dans l’intervalle qui séparait le réfectoire de la citerne de propane.</p>
<p>C’est là, dans le vide sanitaire du bâtiment, qu’il avait ménagé un passage par lequel il accédait à sa cave. C’est en se courbant pour y pénétrer qu’il reçut la rafale qui lui déchiqueta les dernières vertèbres du dos. Il s écroula sans un cri contre le muret, masquant de son corps l’ouverture qui aurait pu lui sauver la vie. Sa dernière pensée consciente avant de sombrer fut de trouver « bizarre » le bruit que fit son crâne en heurtant la fondation de béton.</p>
<p>Il ne reprit conscience que plusieurs heures plus tard, par étapes, les sensations de froid aigu ou de tiédeur diffuse alternant sans raison, les souvenirs affluant et s’évanouissant au même rythme.</p>
<p>Là haut, la bacchanale se déchaînait. Leur mission accomplie, un groupe d’assaillants avait investi la cantine et, après avoir proprement égorgé le cuisinier Jacky, lequel avait vainement tenté de se défendre avec un couteau à désosser, s’était employé à ripailler sans vergogne.</p>
<p>Le deuxième groupe finissait de fouiller les bungalows techniques, arrosant l’intérieur de rafales à hauteur de hanche.</p>
<p>Sandra, sous la douche, n’entendit rien de l’attaque. A moment où elle fermait le mitigeur et entrouvrait le rideau de plastique pour empoigner un drap de bain, la porte du baraquement s’ouvrit à la volée et le hurlement qu’elle poussa en glissant dans le bac à douche couvrit le bruit de la rafale.</p>
<p>Les carreaux de faïence éclataient sous les balles et une pluie de gravats tranchants s’abattit sur elle. Apercevant le corps dénudé, roulé en boule dans le receveur, Arkady hurla à son compagnon d’arrêter de tirer.</p>
<p>Ils saisirent Sandra par les avant-bras et l’expulsèrent hors du bungalow, la projetant à terre avec force, jouissant à l’avance du supplice qu’ils se promettaient de lui faire subir.</p>
<p>Traînée, portée, poussée par les deux brutes, elle traversa la porte à double battants du réfectoire, s’affala au milieu de la salle, aux pieds de la demi-douzaine de soudards avachis sur les banquettes.</p>
<p>Tout comme ils avaient mené l’assaut sur la base quelques instants auparavant, ils la forcèrent tous, avec autant de brutalité que de méthode, l’un la clouant sur une table, l’autre lui immobilisant les chevilles pendant qu’un troisième la besognait. Ses hurlements semblaient attiser leur frénésie et ils l’abandonnèrent bientôt lorsqu’elle eût cessé de se débattre.</p>
<p>En s’esclaffant dans diverses langues, ils passèrent le reste de la nuit à boire, manger, la violer à nouveau et recommencer.</p>
<p>Le jour se leva et elle demeurait là, prostrée sur le plancher, secouée par des sanglots qu’elle ne parvenait plus à réprimer.</p>
<p>Arkady s’approcha d’elle, une parka dans les mains et entreprit de l’en couvrir. Dans le mouvement qu’il fit pour ajuster la veste, sa main frôla un sein qu’il entreprit de caresser, malaxant de la paume la chair molle et en pinçant le bout presque délicatement entre ses deux doigts.</p>
<p>« Ce salaud essaie de me traire ! » Après les outrages subis, l’offense aurait pu sembler minime. Elle se rua pourtant sur lui, lui mordit le visage et réussit à lui arracher la lèvre inférieure avant de recevoir le coup de crosse qui lui fit éclater la tête.</p>
<p>Eduardo avait réussi à ramper sous le bâtiment, dans un réflexe d’animal blessé qui tente de se mettre à l’abri des prédateurs. Longeant le tuyau qui amenait le gaz à la cuisine, se servant de celui-ci comme on se hisse le long d’une corde, il progressait sur le sol inégal.</p>
<p>Quand sa main rencontra la vanne, il ne considéra tout d’abord que la difficulté supplémentaire que celle-ci lui occasionnait dans sa progression.</p>
<p>Progression vers quoi ? C’est à ce moment qu’il prit conscience de la vanité de sa fuite. Il allait mourir, il n’en connaissait pas la raison, mais il commençait à entrevoir qu’il ne ferait pas le voyage seul.</p>
<p>Rassemblant ses dernières forces, il entreprit de dévisser la vanne en s’arc-boutant entre le plancher et le tuyau d’acier, pesant autant qu’il le pouvait en s’aidant des bras et du torse. Le manchon céda et la filasse qui assurait l’étanchéité s’effrita en lambeaux dans ses doigts. Le sifflement du gaz se fit de plus en plus sourd, signe évident de l’importance de la fuite. Il se recula en roulant sur lui-même, traînant ses jambes mortes en s’agrippant aux membrures du plancher, juste au-dessus de lui. La lumière du jour qui provenait du trou qu’il avait emprunté pour s’enterrer le guidait. Le gaz envahissait le sous-sol et l’odeur écoeurante l’enveloppait lorsqu’il parvint à se hisser hors du passage. Il se cala contre la citerne, face au trou d’où sortait le gaz et alluma son briquet.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/pk1157.wordpress.com/135/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/pk1157.wordpress.com/135/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/pk1157.wordpress.com/135/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/pk1157.wordpress.com/135/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/pk1157.wordpress.com/135/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/pk1157.wordpress.com/135/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/pk1157.wordpress.com/135/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/pk1157.wordpress.com/135/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/pk1157.wordpress.com/135/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/pk1157.wordpress.com/135/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/pk1157.wordpress.com/135/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/pk1157.wordpress.com/135/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/pk1157.wordpress.com/135/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/pk1157.wordpress.com/135/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pk1157.wordpress.com&amp;blog=2930198&amp;post=135&amp;subd=pk1157&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://pk1157.wordpress.com/2009/10/05/derisoire-ou-superflu/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:content url="http://1.gravatar.com/avatar/934ce68befc683678d7fcfba09a9c6a5?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">pk1157</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Feignant !</title>
		<link>http://pk1157.wordpress.com/2009/09/25/feignant/</link>
		<comments>http://pk1157.wordpress.com/2009/09/25/feignant/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 25 Sep 2009 21:31:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pk1157</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://pk1157.wordpress.com/?p=132</guid>
		<description><![CDATA[Oui, je sais, cela faisait longtemps &#8230; Mais j&#8217;ai eu quelques préoccupations qui m&#8217;ont tenu éloigné de la feuille blanche. Ceux qui me lisent me pardonneront sans doute, quant aux autres &#8230; CHAPITRE XXI Ils dévalaient à présent le même sentier qu’ils avaient emprunté l’heure d’avant, mais leur état d’esprit, en revanche, était loin d’être [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pk1157.wordpress.com&amp;blog=2930198&amp;post=132&amp;subd=pk1157&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Oui, je sais, cela faisait longtemps &#8230;<br />
Mais j&#8217;ai eu quelques préoccupations qui m&#8217;ont tenu éloigné de la feuille blanche.<br />
Ceux qui me lisent me pardonneront sans doute, quant aux autres &#8230;<br />
<span id="more-132"></span><br />
CHAPITRE XXI<br />
Ils dévalaient à présent le même sentier qu’ils avaient emprunté l’heure d’avant, mais leur état d’esprit, en revanche, était loin d’être semblable.<br />
En arrivant près de la grève, Pierre bifurqua sur la gauche, là où l’escarpement rocheux, haut d’une dizaine de mètres qui constituait une sorte de socle à l’ilôt tout entier entrait directement en contact avec les flots, sans plage de cailloux pour en amortir les vagues. C’est là qu’en arrivant, il avait distingué une faille dans l’écoulement de lave qui s’était brisé net à la rencontre de la mer.<br />
Il avait bien vu : une cavité s’ouvrait, étroite d’une brasse à l’entrée, mais s’élargissant et s’élevant dans sa profondeur, le sol tapissé de cailloux basaltiques polis par les vagues.<br />
Il enjoignit à Claire de l’y attendre, le temps pour lui d’aller chercher le Dinghy. Le crépuscule s’établissait peu à peu et les évènements en cours n’incitaient pas à musarder. Sitôt arrivé près de l’embarcation, il la remit à l’eau et, s’abstenant de remettre le moteur en route, empoigna les avirons et longea la plage sur une quarantaine de mètres, jusqu’à l’extrémité orientale de celle-ci. Là, il vira droit vers les rochers pour s’approcher au plus près de la grotte. Souquant vigoureusement pour surmonter le ressac, il parvint à échouer son esquif sur un rocher affleurant, juste à l’entrée de leur refuge. La jeune femme, qui avait visiblement repris contrôle d’elle-même, s’agrippa à une saillie de basalte d’une main, tout son corps tendu vers lui pour tenter de crocheter le cordage qui ceignait le boudin de caoutchouc du bateau.<br />
Ils parvinrent à hisser l’embarcation au sec et à la tirer à l’intérieur de la grotte, la dissimulant ainsi aux regards.<br />
CHAPITRE XXII<br />
Ils passèrent une partie de la soirée à se poser des questions sur la signification de ce qui avait pu se passer à la base, sur ce qu’il convenait de faire, sur leurs chances d’y survivre …L’accumulation de leurs interrogations mutuelles leur faisait du bien, chacun percevant obscurément que l’autre n’y apporterait aucune réponse satisfaisante, mais, paradoxalement, l’inassouvissement de leur quête les rapprochait et les rassurait, les poussant l’un et l’autre dans une surenchère sans fin d’hypothèses invérifiables.<br />
Le froid et la crainte, bien plus que leur récente intimité, leur enjoignirent de se lover l’un contre l’autre dans le sommeil.<br />
Il aurait été de bon ton de prétendre que le lever du jour les réveilla. En fait, deux bonnes heures s’étaient écoulées depuis cet instant lorsque le vacarme des gorfous et autres représentants de la gent aviaire les tira du sommeil.<br />
La nuit n’avait apporté aucune issue à leur angoisse et la situation leur apparaissait tout aussi complexe au matin qu’elle ne leur avait paru la veille : ni l’un ni l’autre n’avait d’élément nouveau à apporter, de nature à ramener à la normale leur condition présente.<br />
Pierre, se conformant inconsciemment à un rôle de mêle dominant dont il se sentait intimement étranger, se hasarda à risquer un œil hors de leur asile, n’omettant pas d’agiter sa main derrière lui pour enjoindre à sa compagne de demeurer à l’abri. Claire n’avait nul besoin de la consigne et se satisfaisait visiblement de sa position, plus de trois mètres en retrait.  Unisson des sentiments ou rappel de prudence machinal, elle lui enjoignit toutefois de ne pas se faire voir, sur un ton à mi-chemin entre la supplique et la mise en garde. Pierre décida aussitôt que la première interprétation en constituait la seule possible.<br />
Un froid vif le saisit lorsqu’il sortit de la grotte, éclaboussé par les embruns que charriait le vent. Il sauta de rocher en rocher pour atteindre la grève découverte et s’effondra dans les galets, autant par maladresse que par souci de suivre les conseils de prudence de Claire.<br />
Il ajusta ses jumelles, effectua une mise au point laborieuse et s’employa à observer minutieusement la plage de « leur île » qui présentement, était à son tour devenue « l’île d’en face ». Le paradoxe le fit sourire et ce sourire le ragaillardit naïvement.<br />
Sur la « Promenade des Belges », rien ne bougeait et, à l’exception du navire qui y était échoué, rien ne semblait y avoir changé depuis la veille.<br />
Il balaya rapidement l’escarpement où se dressait préalablement son antenne, n’y constatant aucun miracle qui l’y aurait rétablie. Seules les ruines noircies de son local technique et les ferrailles abattues du pylône témoignaient encore de son activité passée en cet endroit.<br />
Convaincu de la destruction totale de la station radio, il ajusta ses jumelles sur la base, fouillant les abords de chaque bâtiment, comme pour se convaincre qu’il gardait espoir d’y découvrir une présence familière alors qu’il s’était déjà convaincu qu’en toute logique, ses compagnons avaient tous dû périr sous les balles dans les premières minutes de l’attaque. Le fait que, hier soir, les armes se soient tues aussi vite en constituait une présomption supplémentaire.<br />
« Une opération de nettoyage rondement menée » ne put-il s’empêcher de penser, tout en remarquant que celle-ci aurait dû être suivie par un départ immédiat. Pourquoi restaient-ils sur place ? Qui étaient-ils ? Par qui étaient-ils envoyés ?<br />
Ces interrogations, tout aussi stériles aujourd’hui que la veille, recommençaient à tournoyer dans sa tête. Il se gendarma, tenta de chasser l’angoisse qui le gagnait en se répétant que l’affolement l’empêcherait de réfléchir valablement, qu’il ne servait à rien de s’apeurer puisqu’il était encore vivant, lui, que … jusqu’à ce qu’il se remémore les conseils du vieux Moritz en cas de chute à l’eau : « tremblez ! » gueulait-il, « ça vous réchauffera. »<br />
Il céda alors à la trouille, la vraie, celle qui tord les tripes et empêche de respirer, qui gèle le cerveau et fige le regard.<br />
Combien de secondes ou de minutes resta-t-il dans cet état végétatif ?<br />
Le crabe, de la taille d’une étrille, sortit de sous son rocher, galopa sur les graviers, arracha un lambeau indistinct et fila se se terrer dans son abri. C’est en se rendant compte que c’était la troisième ou quatrième fois qu’il assistait à son manège que Pierre se rendit compte de son absence momentanée et reprit peu-à-peu conscience de lui-même. Il éprouva cette sensation bizarre que l’on ressent quand on chausse les lunettes d’un autre : il faut quelques instants pour que les images perçues par chaque œil en viennent à coïncider, tout comme ses propres sensations et pensées réintégraient leur enveloppe.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/pk1157.wordpress.com/132/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/pk1157.wordpress.com/132/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/pk1157.wordpress.com/132/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/pk1157.wordpress.com/132/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/pk1157.wordpress.com/132/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/pk1157.wordpress.com/132/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/pk1157.wordpress.com/132/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/pk1157.wordpress.com/132/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/pk1157.wordpress.com/132/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/pk1157.wordpress.com/132/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/pk1157.wordpress.com/132/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/pk1157.wordpress.com/132/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/pk1157.wordpress.com/132/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/pk1157.wordpress.com/132/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pk1157.wordpress.com&amp;blog=2930198&amp;post=132&amp;subd=pk1157&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://pk1157.wordpress.com/2009/09/25/feignant/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:content url="http://1.gravatar.com/avatar/934ce68befc683678d7fcfba09a9c6a5?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">pk1157</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>17 Euros la tonne</title>
		<link>http://pk1157.wordpress.com/2009/09/13/17-euros-la-tonne/</link>
		<comments>http://pk1157.wordpress.com/2009/09/13/17-euros-la-tonne/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 13 Sep 2009 18:50:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pk1157</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[CO2]]></category>
		<category><![CDATA[Méthane]]></category>
		<category><![CDATA[Taxe Carbone]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://pk1157.wordpress.com/?p=129</guid>
		<description><![CDATA[Et voila que l&#8217;impôt chassé en 1926 par les portes et fenêtres nous revient par le géranium ! Au tarif gouvernemental, respirer (c&#8217;est-à-dire expirer) quelques 300 kg de CO2 revient à peu près à 6 euros par an, dont nous sommens encore exonérés, mais pour combien de temps encore ? Un vent (si, si !) [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pk1157.wordpress.com&amp;blog=2930198&amp;post=129&amp;subd=pk1157&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Et voila que l&#8217;impôt chassé en 1926 par les portes et fenêtres nous revient par le géranium !</p>
<p>Au tarif gouvernemental, respirer (c&#8217;est-à-dire expirer) quelques 300 kg de CO<sup>2</sup> revient à peu près à 6 euros par an, dont nous sommens encore exonérés, mais pour combien de temps encore ?<br />
Un vent (si, si !) de révolte se lève déjà contre la dictature des talibans verts ! Déjà, on rapporte des attentats dans les ascenseurs : des terroristes se livreraient à des émissions suicide de méthane dans ces espaces clos fréquentés par un public nombreux ; des enfants auraient  même été interceptés &#8211; fort heureusement avant leur forfait &#8211; les entrailles gonflées de leur funeste charge &#8230;<br />
Des hordes de Toulousains se réuniraient déjà pour partager rituellement une préparation dénommée &laquo;&nbsp;Cassoulet&nbsp;&raquo; avant que de se répandre dans la foule innocente.<br />
Et pendant ce temps, que fait le gouvernement ? Il taxe, bien sûr !<br />
Dormez bien, bonnes gens, il est bientôt l&#8217;heure d&#8217;aller bosser.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/pk1157.wordpress.com/129/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/pk1157.wordpress.com/129/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/pk1157.wordpress.com/129/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/pk1157.wordpress.com/129/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/pk1157.wordpress.com/129/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/pk1157.wordpress.com/129/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/pk1157.wordpress.com/129/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/pk1157.wordpress.com/129/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/pk1157.wordpress.com/129/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/pk1157.wordpress.com/129/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/pk1157.wordpress.com/129/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/pk1157.wordpress.com/129/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/pk1157.wordpress.com/129/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/pk1157.wordpress.com/129/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pk1157.wordpress.com&amp;blog=2930198&amp;post=129&amp;subd=pk1157&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://pk1157.wordpress.com/2009/09/13/17-euros-la-tonne/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:content url="http://1.gravatar.com/avatar/934ce68befc683678d7fcfba09a9c6a5?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">pk1157</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Chapitre Vingt</title>
		<link>http://pk1157.wordpress.com/2009/06/03/chapitre-vingt/</link>
		<comments>http://pk1157.wordpress.com/2009/06/03/chapitre-vingt/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2009 21:40:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pk1157</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[XX]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://pk1157.wordpress.com/?p=126</guid>
		<description><![CDATA[Rien de croustillant à écrire ce soir. Ah si ! le chapitre vingt &#8230; bien qu&#8217;il y manque un X ! Chapitre XX Leur étreinte ne dura que le temps d’assouvir leur envie mutuelle, la hâte du désir et la température fort peu tropicale constituant deux raisons de ne pas s’attarder en chemin … Dans [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pk1157.wordpress.com&amp;blog=2930198&amp;post=126&amp;subd=pk1157&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Rien de croustillant à écrire ce soir.</p>
<p>Ah si ! le chapitre vingt &#8230; bien qu&#8217;il y manque un X !<br />
<span id="more-126"></span></p>
<h1>Chapitre XX</h1>
<p>Leur étreinte ne dura que le temps d’assouvir leur envie mutuelle, la hâte du désir et la température fort peu tropicale constituant deux raisons de ne pas s’attarder en chemin …</p>
<p>Dans l’humeur vague qui succéda à leurs ébats, ils résolurent de gravir la pente du principal monticule de l’île, un cône volcanique épisodiquement actif, généralement écharpé d’un nuage où la condensation se mêlait aux fumerolles. De là-haut, ils auraient certainement un excellent point de vue, pensaient-ils, fervents dans l’idée que l’immensité uniforme de l’océan devait être plus belle vue d’en haut …</p>
<p>Enfonçant leurs semelles dans les granulats de ponce et de scories qui s’effritaient sous leur poids, ils arrivaient à quelques mètres du sommet et commençaient à distinguer le contour de leur île quand ils se rendirent compte de la présence insolite d’un navire, non pas amarré à l’embarcadère comme le bateau de ravitaillement, mais comme échoué le long du lido de la « Promenade des Belges », à deux pas de l’endroit où Pierre avait découvert les marins argentins.</p>
<p>S’agissait-il d’une barge « fantôme », qui, dépourvue d’équipage avait suivi, au gré des courants, ses infortunés compagnons à l’issue du naufrage ? L’idée, quoique romantiquement séduisante, ne plaisait qu’à demi à Pierre. Quoi de plus discret, lorsque un navire recherche ce but, que de se laisser dériver tous moteurs coupés. Pourquoi rechercher la discrétion si l’on ne prépare un mauvais coup ? Et d’abord, qui étaient-ils ? Pierre, sentant l’angoisse monter en lui, tenta vainement de se rasséréner en s’enivrant de raisonnements logiques, ne considérant que les faits bruts : un bateau inconnu avait accosté et on n’apercevait aucune silhouette, ni à bord, ni aux alentours.</p>
<p>La prudence lui fit toutefois ordonner sèchement à Claire de s’allonger pour ne pas être repéré. La jeune femme, encore engourdie par la tendresse, reçut la consigne comme un coup de fouet.</p>
<p>« D’abord, tu ne me parles pas sur ce ton et puis, je me couche quand je veux et avec qui je veux ; parce qu’on a été ensemble, Monsieur se croit maintenant tout permis ? … »</p>
<p>« Par pitié, Claire, allonge-toi et ferme-là ! » Il n’avait pas crié, presque murmuré, et le ton de sa voix autant que sa mine sérieuse mais dépourvue d’agressivité avaient convaincu Claire.</p>
<p>« Qu’est-ce qu’il-y-a ? » demanda-t-elle tout de même, mais à voix basse, en s’agenouillant dans les cailloux, comme si elle avait senti, elle aussi, le danger qui avait soudainement métamorphosé son compagnon.</p>
<p>Le spectacle de l’inquiétude de la jeune fille le requinqua et, adoptant derechef une attitude à la fois paternaliste et énigmatique, il se contenta d’un « c’est bizarre … », suivi d’un long silence. Au moment où elle ouvrait la bouche pour le presser de continuer, s’adressant à lui-même ou à une cantonnade invisible, il entama une longue tirade de « pourquoi ? Pourquoi ici ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi si tôt ?» à laquelle Claire ne comprit goutte, son incompréhension d’un discours aussi décousu ne faisant que renforcer son inquiétude.</p>
<p>Ils aperçurent l’éclair de l’explosion plusieurs secondes avant que de n’en entendre le bruit. La station radio avait fait place à un panache de fumée et de poussières qui s’épanouissait dans le ciel, là où auparavant, le mât d’antenne de seize mètres se dressait orgueilleusement.</p>
<p>Pierre n’eût pas le temps de s’apitoyer sur ce qui n’était plus à présent que ferrailles tordues car le crépitement reconnaissable d’armes automatiques leur parvint, les faisant, par réflexe, courber la tête au point de s’aplatir le nez dans les cendres du sol, malgré la distance qui les séparait des tireurs.</p>
<p>« Ils » étaient donc bien là. Claire ne disait plus rien, tremblant de la tête aux pieds, face contre terre, son visage enfoui sous ses cheveux, comme dissimulé par un camouflage aussi primitif que dérisoire.</p>
<p>Qui étaient-ils ? Des argentins venus venger leurs camarades ? Comment auraient-ils su si vite ? Et combien étaient-ils ?  Le conditionnement militaire lui permettait de reprendre le dessus de lui-même. Ses interrogations sur l’identité et l’estimation des forces de l’adversaire le réïntégrait dans un cheminement rationnel de sa pensée et, ironie dans leur situation, il en conçut une satisfaction roborative.</p>
<p>Il tendit la main à Claire et d’une voix calme, l’invita à le suivre.</p>
<p>Frissonnant de tout son être, l’air égaré, elle empoigna la paume de Pierre et son avant-bras de ses deux mains, ses doigts, à l’instant si délicats, serrant nerveusement la chair comme pour se convaincre de son contact et se laissa traîner hors du sommet, se relevant après quelques pas.</p>
<p>En descendant la colline, Pierre évaluait leur situation. La taille du bateau échoué laissait penser qu’une dizaine ou une quinzaine d’hommes, tout au plus, avaient débarqué. Leur premièr objectif avait été de détruire la station radio, ils devaient donc redouter que leurs victimes ne puissent appeler du renfort par ce moyen.</p>
<p>Dans le dinghy, il n’y avait qu’un petit appareil radio portatif tout juste bon à  guider le navire de ravitaillement lorsqu’il approchait du wharf, bien incapable d’établir une liaison radio de plusieurs milliers de kilomètres. De toute façon, on verrait plus tard, l’important était de rejoindre le canot au plus vite, d’y récupérer les jumelles et le matériel de survie qui devait s’y trouver et surtout, de le camoufler le mieux possible en prévision d’une éventuelle reconnaissance de l’ennemi.</p>
<p>Le danger transcendait Pierre, changeant le technicien radio -marin d’opérette qu’il était en une créature affûtée, mi-Robinson, mi-Rambo !</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/pk1157.wordpress.com/126/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/pk1157.wordpress.com/126/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/pk1157.wordpress.com/126/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/pk1157.wordpress.com/126/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/pk1157.wordpress.com/126/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/pk1157.wordpress.com/126/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/pk1157.wordpress.com/126/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/pk1157.wordpress.com/126/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/pk1157.wordpress.com/126/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/pk1157.wordpress.com/126/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/pk1157.wordpress.com/126/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/pk1157.wordpress.com/126/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/pk1157.wordpress.com/126/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/pk1157.wordpress.com/126/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pk1157.wordpress.com&amp;blog=2930198&amp;post=126&amp;subd=pk1157&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://pk1157.wordpress.com/2009/06/03/chapitre-vingt/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:content url="http://1.gravatar.com/avatar/934ce68befc683678d7fcfba09a9c6a5?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">pk1157</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Au large, morticoles !</title>
		<link>http://pk1157.wordpress.com/2009/06/01/au-large-morticoles/</link>
		<comments>http://pk1157.wordpress.com/2009/06/01/au-large-morticoles/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 01 Jun 2009 20:03:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pk1157</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Airbus AF447]]></category>
		<category><![CDATA[pot-au-noir]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://pk1157.wordpress.com/?p=122</guid>
		<description><![CDATA[Marre. Il y en a marre de ces pélucres (c&#8217;est comme ça qu&#8217;on le désigne chez moi, l&#8217;incapable, l&#8217;incompétent, le bon à rien qui se mêle de ce qu&#8217;il ignore &#8230;) qui nous ont noyé aujourd&#8217;hui sous les reportages &#171;&#160;en direct de Roissy (d&#8217;)où l&#8217;on fait le point immédiatement sur les dernières informations &#8230;&#160;&#187;. Informations [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pk1157.wordpress.com&amp;blog=2930198&amp;post=122&amp;subd=pk1157&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Marre.</p>
<p>Il y en a marre de ces pélucres (c&#8217;est comme ça qu&#8217;on le désigne chez moi, l&#8217;incapable, l&#8217;incompétent, le bon à rien qui se mêle de ce qu&#8217;il ignore &#8230;) qui nous ont noyé aujourd&#8217;hui sous les reportages &laquo;&nbsp;en direct de Roissy (d&#8217;)où l&#8217;on fait le point immédiatement sur les dernières informations &#8230;&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Informations ?</p>
<p>Quelles informations ?</p>
<p>Je vous passe les &laquo;&nbsp;un Airbus A447 a disparu des écrans-radar &#8230;&nbsp;&raquo;, les &laquo;&nbsp;à 4h30 GMT &#8230;&nbsp;&raquo;, les &laquo;&nbsp;le Pot-au-noir redouté des navigateurs de la Route du Rhum &#8230;&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;une cellule de crise au Quai d&#8217;Orsay &#8230;&nbsp;&raquo; et autres détails croustillants censés laisser croire qu&#8217;à défaut de connaître la situation, on en maîtrise la compréhension &#8230;</p>
<p>Outre les conneries crasses déversées sur les ondes, nos porte-micros homologués se sont livrés à leur activité habituelle, celle de surfer sur l&#8217;émotion au détriment de la plus mince réflexion, le but, avant tout, étant de ne pas se faire griller par RTL, France 2 ouTF1 &#8230;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Quelle est l&#8217;ambiance actuellement à Roissy ?&nbsp;&raquo;</p>
<p>&nbsp;&raquo; Et bien, ici, c&#8217;est une atmosphère tendue qui prévaut, les visages marqués par la tristesse des proches venus attendre un frère, un mari, un ami&#8230;.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Et quoi, vous vous attendiez à un carnaval avec défilé de samba ? Ca c&#8217;est de l&#8217;info, coco, les parents des victimes pleurent !</p>
<p>Au fait, Ducon, c&#8217;est quoi un Airbus A447 ? Ca fait combien en euros 4h30 GMT ? et les Antilles, tu les mets dans quel hémisphère ?</p>
<p>Ducon n&#8217;a pas répondu, ma télé ne fonctionne que dans un sens, comme un égout.</p>
<p>Y a-t-il des zones de pêche à proximité de l&#8217;endroit supposé du crash ? Les avions à CDVE (commandes de vol électriques dont Airbus est le précurseur dans le domaine civil) sont ils plus vulnérables aux effets d&#8217;un foudroiement en vol ? L&#8217;angoisse des proches ne vaut-elle pas qu&#8217;on se taise un moment tant qu&#8217;on a rien d&#8217;utile à dire ? Pourquoi la disparition de 230 passagers et membres d&#8217;équipage d&#8217;un avion de ligne dans l&#8217;Atlantique mérite-t-elle plus d&#8217;espace médiatique que la disparition mensuelle de centaines d&#8217;immigrants clandestins en Méditerranée ? Pourquoi tant d&#8217;envoyés spéciaux et de correspondants à Roissy ou à Rio et si peu au Darfour,  au Sri-Lanka ou même dans une usine française qui délocalise ?</p>
<p>A toutes ces interrogations (dont certaines, je l&#8217;accorde, n&#8217;appellent pas de réponse immédiate) aucun écho.</p>
<p>A force de confondre communication et information, nos blaireaux cathodiques ne se rendent même plus compte de leur insignifiance toxique.</p>
<p>Crevez-tous, mais, par pitié, en silence !</p>
<p>Raaaah, ça soulage !</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/pk1157.wordpress.com/122/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/pk1157.wordpress.com/122/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/pk1157.wordpress.com/122/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/pk1157.wordpress.com/122/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/pk1157.wordpress.com/122/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/pk1157.wordpress.com/122/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/pk1157.wordpress.com/122/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/pk1157.wordpress.com/122/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/pk1157.wordpress.com/122/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/pk1157.wordpress.com/122/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/pk1157.wordpress.com/122/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/pk1157.wordpress.com/122/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/pk1157.wordpress.com/122/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/pk1157.wordpress.com/122/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pk1157.wordpress.com&amp;blog=2930198&amp;post=122&amp;subd=pk1157&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://pk1157.wordpress.com/2009/06/01/au-large-morticoles/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:content url="http://1.gravatar.com/avatar/934ce68befc683678d7fcfba09a9c6a5?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">pk1157</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Comment va Roland ?</title>
		<link>http://pk1157.wordpress.com/2009/05/29/comment-va-roland/</link>
		<comments>http://pk1157.wordpress.com/2009/05/29/comment-va-roland/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 29 May 2009 21:33:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pk1157</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Jaillissement]]></category>
		<category><![CDATA[Roland Garros]]></category>
		<category><![CDATA[Schuhmacher]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://pk1157.wordpress.com/?p=120</guid>
		<description><![CDATA[C&#8217;est la nouvelle expression, on ne dit plus &#171;&#160;les internationaux de France au stade Roland Garros&#160;&#187;, on abrège, ça fait plus &#171;&#160;mode&#160;&#187; &#8230; Il y a quelques années, un commentateur de football télévisé parvint à retenir un deux-cent-unième mot dans son vocabulaire personnel : il nous abreuva donc des &#171;&#160;jaillissements&#160;&#187; de tel avant-centre ou de [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pk1157.wordpress.com&amp;blog=2930198&amp;post=120&amp;subd=pk1157&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est la nouvelle expression, on ne dit plus &laquo;&nbsp;les internationaux de France au stade Roland Garros&nbsp;&raquo;, on abrège, ça fait plus &laquo;&nbsp;mode&nbsp;&raquo; &#8230; Il y a quelques années, un commentateur de football télévisé parvint à retenir un deux-cent-unième mot dans son vocabulaire personnel : il nous abreuva donc des &laquo;&nbsp;jaillissements&nbsp;&raquo; de tel avant-centre ou de tel ailier gauche pendant deux ans, jusqu&#8217;à ce que l&#8217;actualité sportive le contraigne à retenir le nom de Schuhmacher. C&#8217;en était trop pour lui, sans doute, et il fallut faire un choix : le jaillissement sombra dans l&#8217;oubli et Schuhmacher triompha dans ses commentaires, avant d&#8217;être lui-même remplacé par Manchestair-Younailletède &#8230;</p>
<p>Pour en revenir à Roland Garros, peu se souvenaient encore qu&#8217;il était aviateur et rugbyman, la plupart l&#8217;assimilant à un champion de la raquette.  Bien moins encore connaissaient ses attaches créoles et les quelques rescapés de l&#8217;Alzheimer médiatique qui se rappellent sa traversée de la méditerranée n&#8217;osent plus l&#8217;évoquer, de peur d&#8217;une garde à vue pour suspicion de soutien à des migrants en situation irrégulière &#8230;</p>
<p>Ainsi va le monde !<span id="more-120"></span></p>
<h1>Chapitre XIX</h1>
<p>Philippe, en un réflexe d’ex-trotskiste, décida que la conduite à tenir ne pouvait se décider seul ou à deux, et qu’une troisième présence serait la bienvenue, ne serait-ce que pour s’assurer un rapport de forces favorable en cas de divergence … Il appela Nicolas Bonoeil, le cartographe de l‘expédition que tout le monde surnommait « bonheur » en raison de l’humeur égale dont celui-ci témoignait à tout moment. Aucun n’aurait pu se souvenir lui avoir vu manifester la moindre émotion de colère, de dépit, de satisfaction ou d’excitation, tant son travail de recollement des données cartographiques du XVI<sup>ème</sup> ou du XVII<sup>ème</sup> siècle l’absorbait.</p>
<p>Pierre répéta ses explications, dans un style qui l’impliquait personnellement beaucoup moins qu’auparavant, insistant plutôt sur les enjeux relatifs à leur petite collectivité perdue dans l’océan.</p>
<p>Nicolas, sans plus d’émoi qu’à son habitude, reformule, développa , argumenta pour convaincre Philippe que Pierre s’était laissé abuser –de façon compréhensible &#8211; par la surprise, mais que la situation de leur îlot n’avait rien de stratégique pour aucune des parties au conflit et que, en conséquence, ils n’avaient rien à craindre de particulier du déroulement de la querelle en cours.</p>
<p>Pierre n’avait rien à objecter, du moins pas grand-chose sauf à dévoiler son rôle occulte et éventuel dans l’affaire.</p>
<p>Il fut donc décidé que la macabre découverte serait dûment consignée dans le livre de bord de l’expédition, qu’une sépulture serait donnée dans l’après-midi aux malheureux échoués et que l’incident serait mentionné dans le prochain rapport bimensuel. En d’autres termes, cela équivalait à déclarer : « oui, on a vu, mais ceci ne nous concerne pas vraiment et, de toutes façons, le mal est fait, on n’y peut plus rien … ». La phrase resservirait sans doute quelques années plus tard, en Bosnie ou au Rwanda.</p>
<p>Le lendemain matin, le weasel de Pierre fut mis à contribution pour creuser une fosse où les corps repêchés furent inhumés.</p>
<p>L’ensemble des membres de l’expédition participa à la cérémonie et, bien qu’aucune prière ne fut prononcée publiquement, le recueillement de chacun était évident, presque palpable, comme un instant fait d’une pure communion humaine venue du fond des âges. « C’était beau comme une éclipse », se dit Pierre sans aucun humour noir, ressentant à la fois une sourde inquiétude animale devant l’inhabituel et un réconfort profondément humain de ne pas être seul à y être confronté.</p>
<p>Le repas de midi fut vite expédié, dans une ambiance lourde, tous souhaitant à la fois ne pas trop paraître affectés par les évènements et, pour autant, ne pas donner l’impression d’y être par trop insensibles. Chacun prétexta donc un travail important à terminer et le café fut avalé debout au comptoir.</p>
<p>Pierre, dans ces circonstances déstabilisantes, osa cependant ce qu’il avait toutes les peines du monde à tenter en temps ordinaire : le premier pas, l’approche directe, à découvert, sans camouflage, psychologiquement nu devant une femme …</p>
<p>Il proposa donc à Claire de faire le jour-même un tour en bateau à « l’île d’en-face ». C’est ainsi que tous appelaient la proéminence rocheuse qui émergeait à trois milles, à peine de leur campement, un caillou volcanique de quatre kilomètres carrés tout aussi perdu qu’eux dans l’océan.</p>
<p>Contre toute attente, mais comblant son espérance, Claire accepta aussitôt.</p>
<p>Pendant qu’ils marchaient en direction de l’embarcadère, Pierre s’interrogeait sans fin ni chemin sur la part de vulnérabilité momentanée due aux émotions, l’incidence de son charme personnel, l’influence du hasard … toutes causes susceptibles d’avoir entrîné l’assentiment de Claire. Pour dénouer les amarres du Dinghy, il prit mille précautions, à l’image de l’adolescent  qu’il avait été il y a peu, désireux d’assurer son premier dégrafage de soutien-gorge sans paraître pour autant un spécialiste de l’exercice, de peur d’effaroucher.</p>
<p>La manœuvre, le gouvernail à empoigner, le rôle technique de pilote lui permirent de s’établir une contenance pendant la traversée. Le vacarme du moteur lui fournissait, quant à lui, une raison de ne pas tenter une conversation qu’il se sentait peu capable de soutenir.</p>
<p>Claire ne semblait pas s’en soucier, nonchalamment étendue à l’avant, le buste reposant sur le boudin de caoutchouc de la proue, le visage tourné vers l’avant, semblant surveiller un horizon pourtant bien anodin.</p>
<p>Le vent faisait flotter ses cheveux dans la lumière de l’ouest et Pierre goûtait ces instants comme on savoure la poire qu’on vient de piquer à l’étalage, heureux d’une issue qu’on sait ne pas avoir vraiment méritée, mais à laquelle on a consacré toute sa volonté.</p>
<p>Ils abordèrent la seule anse praticable de « l’île d’en-face », halèrent leur embarcation sur les galets pour la mattre à l’abri du reflux et se mirent à marcher le long du rivage, en silence, leurs mains se joignant naturellement.</p>
<p>Une pointe rocheuse qui s’avançait dans la mer avait ménagé grâce aux courants, un coin de gravier plus fin que les galets de la plage. Elle s’y allongea aussitôt et s’adressa à lui : « là, ça sera bien … ».</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/pk1157.wordpress.com/120/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/pk1157.wordpress.com/120/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/pk1157.wordpress.com/120/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/pk1157.wordpress.com/120/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/pk1157.wordpress.com/120/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/pk1157.wordpress.com/120/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/pk1157.wordpress.com/120/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/pk1157.wordpress.com/120/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/pk1157.wordpress.com/120/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/pk1157.wordpress.com/120/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/pk1157.wordpress.com/120/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/pk1157.wordpress.com/120/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/pk1157.wordpress.com/120/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/pk1157.wordpress.com/120/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pk1157.wordpress.com&amp;blog=2930198&amp;post=120&amp;subd=pk1157&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://pk1157.wordpress.com/2009/05/29/comment-va-roland/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:content url="http://1.gravatar.com/avatar/934ce68befc683678d7fcfba09a9c6a5?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">pk1157</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Niveau 5 sur l&#8217;échelle de l&#8217;OMS</title>
		<link>http://pk1157.wordpress.com/2009/04/30/niveau-5-sur-lechelle-de-loms/</link>
		<comments>http://pk1157.wordpress.com/2009/04/30/niveau-5-sur-lechelle-de-loms/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2009 19:40:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pk1157</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Grippe Mexicaine]]></category>
		<category><![CDATA[O.M.S.]]></category>
		<category><![CDATA[Richter]]></category>
		<category><![CDATA[Tequila Sunset]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://pk1157.wordpress.com/?p=118</guid>
		<description><![CDATA[Ca y est, coco, ce coup-ci, notre &#171;&#160;vingt-heures&#160;&#187; va les enfoncer (ceux d&#8217;en-face) ! On entendait que ça dans les rédactions cet après-midi.nda : je crois que j&#8217;abuse du trait d&#8217;union, ces temps-ci ! Déjà que le journaleux de base ne s&#8217;y retrouvait plus avec l&#8217;échelle de Richter à laquelle il fallait ajouter &#171;&#160;ouverte&#160;&#187; chaque [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pk1157.wordpress.com&amp;blog=2930198&amp;post=118&amp;subd=pk1157&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ca y est, coco, ce coup-ci, notre &laquo;&nbsp;vingt-heures&nbsp;&raquo; va les enfoncer (ceux d&#8217;en-face) !</p>
<p>On entendait que ça dans les rédactions cet après-midi.<sup>nda : <em>je crois que j&#8217;abuse du trait d&#8217;union, ces temps-ci !</em></sup></p>
<p>Déjà que le journaleux de base ne s&#8217;y retrouvait plus avec l&#8217;échelle de Richter à laquelle il fallait ajouter &laquo;&nbsp;ouverte&nbsp;&raquo; chaque fois qu&#8217;on la citait, il nous ajoutent maintenant une échelle de l&#8217;O.M.S. !<span id="more-118"></span><br />
Entre nous, à quoi sert de savoir que l&#8217;échelle de Richter est ouverte ou fermée si , au-delà du douzième barreau, il n&#8217;y aura plus personne sur la moitié de planète restante pour comptabiliser les dégâts ? C&#8217;est un peu comme si un banquier Lombard, au XII<sup>ème</sup> ou XIII<sup>ème</sup> siècle, avait dit au Roi de France : &laquo;&nbsp;Majesté, c&#8217;est un placement sûr, il vous rapportera quinze mille Euros quand vous toucherez votre premier Blackberry&nbsp;&raquo;. <em>(Putain, je maîtrise les balises HTML &laquo;&nbsp;à donf&nbsp;&raquo; !)</em></p>
<p>Et que je t&#8217;en rajoute sur la préparation impeccable de notre gouvernement qui est &laquo;&nbsp;en ce moment-même réuni en cellule de crise&nbsp;&raquo;,  qui a préparé des stocks &laquo;&nbsp;gardés par l&#8217;armée&nbsp;&raquo; (t&#8217;as raison, ça fait plus sérieux, c&#8217;est des mecs qui savent exactement où en est <a href="http://pk1157.wordpress.com/2008/06/30/divertissement-populaire-offert-par-larmee-a-des-spectateurs-innocents/">leur stock de munitions à blanc et celui des balles réelles</a> &#8230;).</p>
<p>Et que je me valorise en m&#8217;auto-congratulant sur la mission suprêmement importante des médias de &laquo;&nbsp;tenir le public informé&nbsp;&raquo; ! J&#8217;imagine déjà un prochain journal d&#8217;information :  &laquo;&nbsp;80% d&#8217;entre vous qui nous écoutez allez crever lamentablement dans les soixante-douze heures, mais, pour les vingt-pour cent qui restent, je vous invite maintenant à regarder la météo du prochain week-end, présentée par &#8230;&nbsp;&raquo;</p>
<p>La vraie question, jamais posée encore, dans aucun pays : &laquo;&nbsp;Faites vous confiance, pour juguler la crise sanitaire,  à ceux qui, malgré 30 ans de signaux d&#8217;alerte, n&#8217;ont rien voulu voir, n&#8217;ont rien voulu entreprendre, n&#8217;ont rien fait pour freiner la crise financière ?&nbsp;&raquo;</p>
<p>Question subsidiaire : &laquo;&nbsp;Compte tenu du fait qu&#8217;une pandémie a le même effet sur la démographie que trois guerres mondiales, pensez-vous que les actions pharmaceutiques auront une meilleure progression que celles des fabricants de mines antipersonnelles dans les douze prochains mois ?&nbsp;&raquo;</p>
<p>Cynique ta mère !</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/pk1157.wordpress.com/118/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/pk1157.wordpress.com/118/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/pk1157.wordpress.com/118/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/pk1157.wordpress.com/118/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/pk1157.wordpress.com/118/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/pk1157.wordpress.com/118/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/pk1157.wordpress.com/118/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/pk1157.wordpress.com/118/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/pk1157.wordpress.com/118/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/pk1157.wordpress.com/118/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/pk1157.wordpress.com/118/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/pk1157.wordpress.com/118/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/pk1157.wordpress.com/118/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/pk1157.wordpress.com/118/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pk1157.wordpress.com&amp;blog=2930198&amp;post=118&amp;subd=pk1157&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://pk1157.wordpress.com/2009/04/30/niveau-5-sur-lechelle-de-loms/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:content url="http://1.gravatar.com/avatar/934ce68befc683678d7fcfba09a9c6a5?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">pk1157</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Quand le Cochon s&#8217;éveillera &#8230;</title>
		<link>http://pk1157.wordpress.com/2009/04/27/quand-le-cochon-seveillera/</link>
		<comments>http://pk1157.wordpress.com/2009/04/27/quand-le-cochon-seveillera/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2009 21:48:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pk1157</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[bas-les-masques]]></category>
		<category><![CDATA[grippe porcine]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://pk1157.wordpress.com/?p=115</guid>
		<description><![CDATA[Les affaires reprennent ! Les rédactions en étaient arrivées à tenter de nous attendrir sur le sort de quelques banquiers volants  (au fait, adjectif ou gérondif ?) par les fenêtres de leur bureaux de Wall St., comme pour exorciser les dizaines de milliers de pauvres bougres qu&#8217;ils avaient précédemment contribué à ruiner&#8230; Mais voilà que [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pk1157.wordpress.com&amp;blog=2930198&amp;post=115&amp;subd=pk1157&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les affaires reprennent !</p>
<p>Les rédactions en étaient arrivées à tenter de nous attendrir sur le sort de quelques banquiers volants  (au fait, adjectif ou gérondif ?) par les fenêtres de leur bureaux de Wall St., comme pour exorciser les dizaines de milliers de pauvres bougres qu&#8217;ils avaient précédemment contribué à ruiner&#8230;</p>
<p>Mais voilà que survient à point nommé la grippe porcine et tout est prêt à recommencer.<span id="more-115"></span></p>
<p>Et que je m&#8217;empresse de déclarer que chez nous, on est à l&#8217;abri, parce qu&#8217;on est les champions de la préparation et de l&#8217;organisation, et bla-bla-bla. Mon défunt grand-père, qui avait fait la guerre de 14,  sentant le vent mauvais annonciateur de juin 40, se convainquit que l&#8217;impréparation était la cause principale de toute défaite. Il s&#8217;employa donc, avec ma grand-mère, à empaqueter soigneusement des provisions, des vêtements, tout un bric-à-brac de choses éminemment nécessaires, dans des paquets de papier kraft, soigneusement ficelés et étiquetés &#8230; si bien qu&#8217;ils eurent même droit aux félicitations de l&#8217;officier de la Wermacht qui vint les réquisitionner quelques mois après !</p>
<p>Et surtout, après dix minutes de reportage angoissant sur les mexicains masqués et la perversité des vols internationaux, message martelé à la fin (sans explication ou justification aucune, d&#8217;ailleurs) :  mais surtout, pas d&#8217;inquiétude, on peut manger de la viande de porc en toute tranquillité, voyez ce bel étalage de supermarché qui en regorge &#8230;</p>
<p>Ca serait rigolo que le nuage viral s&#8217;arrête aux limites de la zone contaminée de Tchernobyl, non ?</p>
<p>&#8230; <strong>la Chine toussera.</strong> (la Chine est le premier importateur mondial de viande de porc).</p>
<p>Enfin, qui vivra verrat !</p>
<h1>Chapitre &lt;!&#8211;[if supportFields]&gt;<span></span><span> </span>AUTONUMLGL<span> </span>\* ROMAN \e &lt;![endif]&#8211;&gt;<!--[if !supportFields]-->XVIII<!--[endif]-->&lt;!&#8211;[if supportFields]&gt;<span></span>&lt;![endif]&#8211;&gt;</h1>
<p class="MsoNormal">Dans la matinée du deux mai, Pierre fut intrigué par les pannes répétitives de ses transmetteurs « secret défense ». Ce matériel flambant neuf était décidemment de la camelote ! En opérateur consciencieux, il appliquait à la lettre les consignes du manuel d’utilisation et réinitialisait à chaque fois tout le système, jusqu’au moment où il se rendit compte que les modules d’alimentation électrique de tout le bazar étaient visiblement sous-dimensionnés : chaque fois que les émetteurs fonctionnaient plus de trois minutes d’affilée, le système disjonctait et il fallait repartir de zéro.</p>
<p class="MsoNormal">Il bricola une alimentation de secours à l’aide des batteries de rechange du weasel, ce qui, à sa muette mais profonde satisfaction, permit à tout son attirail de fonctionner correctement pendant les heures qui suivirent. Dans l’ignorance totale de ce qui pouvait bien motiver un tel sursaut d’activité, il faisait son boulot en technicien bien dressé.</p>
<p class="MsoNormal">Le cinq, dans la matinée, l’intense activité radio recommença et il s’astreint à demeurer à proximité de « ses » appareils pendant toute la durée de l’épisode, omettant même d’aller manger à la cantine. Vers quinze heures, après que la situation fut redevenue normale, il se décida à quitter son poste et alla faire un tour le long de la « Promenade des Belges ».</p>
<p class="MsoNormal">C’est en cheminant le long de la grève caillouteuse qu’il l’aperçut. Il crut d’abord qu’il s’agissait d’un phoque mort, comme il s’en échouait parfois sur le rivage. En s’approchant, il se rendit compte que la silhouette qui oscillait doucement au rythme des vaguelettes était celle d’un homme, rendue bouffie par le séjour marin.</p>
<p class="MsoNormal">Son premier noyé. Mû par une curiosité que d’aucuns jugeraient déplacée – mais qu’est-ce qui ne l’était pas en ces lieux ? – il s’approcha à pas comptés du corps, comme pour vérifier si les témoignages – ou prétendu tels – entendus pendant son instruction se vérifiaient sur ce cas-là. Son attitude distanciée d’entomologiste fit immédiatement place<span> </span>à des sentiments<span> </span>plus humains &#8211; gastriques, à vrai dire &#8211; lorsqu’il découvrit la face carbonisée du cadavre, les orbites noircies et les mâchoires décharnées semblant figées dans leur dernier hurlement. La torpille avait frappé juste, et le marin du Belgrano n’avait sans doute pas eu le temps de se rendre compte de ce qui lui arrivait, les flammes de l’enfer lui dévorant le visage avant même qu’il ne pût entendre la déflagration qui l’emporterait, lui, son navire et trois-cents de ses compagnons d’infortune.</p>
<p class="MsoNormal">Levant les yeux pour fuir ce spectacle écœurant, son regard balaya la plage de galets pour découvrir une dizaine de corps échoués et autant qui flottaient encore à quelque brasses de la rive.</p>
<p class="MsoNormal">Les courants avaient réunis dans la mort ceux qu’ils avaient bercés et Pierre s’accrocha à cette idée comme on s’agrippe à une bouée : pour ne pas sombrer.</p>
<p class="MsoNormal">Sur le chemin qui le ramenait à la station, des pensées folles lui tournaient en tête, sans qu’il ne parvînt à les domestiquer suffisamment pour leur donner un ordonnancement cohérent.</p>
<p class="MsoNormal">Une sourde inquiétude commença à le gagner, échafaudant des hypothèses insensées par lesquelles il serait impliqué dans ce massacre : peut-être était-ce grâce – ou à cause – de son équipement de retransmission que le croiseur argentin avait pu être coulé, il avait donc, involontairement et inconsciemment causé la mort de ces pauvres bougres ! Et ça avait sans doute recommencé trois jours après, parce qu’il avait si bien réparé l’émetteur défaillant ! De combien de morts était-il maintenant responsable ? On allait le juger, c’est sûr, la  France n’était pas en guerre avec l’Argentine ! Par solidarité devant la misère humaine, le marin condamnait le soldat qu’il était tout autant.</p>
<p class="MsoNormal">La marche vers la base lui permit de reprendre un contrôle de soi suffisant pour ne pas trébucher sur les marches du perron qui menait au bureau de Phillippe Gilly, dans lequel il entra sans frapper.</p>
<p class="MsoNormal">Le Chef de Mission releva la tête brusquement à son entrée, plus surpris que choqué par la brutalité de l’intrusion. Reconnaissant Pierre, il lui sourit et commençait à lui faire un rappel aux usages quand ce dernier l’interrompit :</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:106.85pt;text-indent:-21.75pt;"><!--[if !supportLists]--><span><span>-<span style="font-family:&quot;font-style:normal;font-variant:normal;font-weight:normal;font-size:7pt;line-height:normal;"> </span></span></span><!--[endif]-->« Ils sont tous morts ! »</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:106.85pt;text-indent:-21.75pt;"><!--[if !supportLists]--><span><span>-<span style="font-family:&quot;font-style:normal;font-variant:normal;font-weight:normal;font-size:7pt;line-height:normal;"> </span></span></span><!--[endif]-->« Qui donc ?</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:106.85pt;text-indent:-21.75pt;"><!--[if !supportLists]--><span><span>-<span style="font-family:&quot;font-style:normal;font-variant:normal;font-weight:normal;font-size:7pt;line-height:normal;"> </span></span></span><!--[endif]-->« Sur la plage, les hommes … »</p>
<p class="MsoNormal">Se rendant compte, au visage de Pierre, de la gravité d’une situation dont il ne saississait pas la teneur, il le coupa :</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:106.85pt;text-indent:-21.75pt;"><!--[if !supportLists]--><span><span>-<span style="font-family:&quot;font-style:normal;font-variant:normal;font-weight:normal;font-size:7pt;line-height:normal;"> </span></span></span><!--[endif]-->« Arrête de berdeller et tire ton plan ! »</p>
<p class="MsoNormal">Pierre n’était pas familier des expressions propres aux belges, mais l’interruption lui permit de retrouver un semblant de calme. Il exposa en quelques mots sa découverte macabre, son instinct lui faisant taire le rôle qu’il avait éventuellement joué dans l’affaire. Au fur et à mesure de ses explications, le militaire reprenait le dessus.</p>
<p class="MsoNormal">
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/pk1157.wordpress.com/115/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/pk1157.wordpress.com/115/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/pk1157.wordpress.com/115/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/pk1157.wordpress.com/115/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/pk1157.wordpress.com/115/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/pk1157.wordpress.com/115/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/pk1157.wordpress.com/115/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/pk1157.wordpress.com/115/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/pk1157.wordpress.com/115/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/pk1157.wordpress.com/115/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/pk1157.wordpress.com/115/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/pk1157.wordpress.com/115/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/pk1157.wordpress.com/115/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/pk1157.wordpress.com/115/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pk1157.wordpress.com&amp;blog=2930198&amp;post=115&amp;subd=pk1157&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://pk1157.wordpress.com/2009/04/27/quand-le-cochon-seveillera/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:content url="http://1.gravatar.com/avatar/934ce68befc683678d7fcfba09a9c6a5?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">pk1157</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Fourrure ou velours ? Soie ou satin ?</title>
		<link>http://pk1157.wordpress.com/2009/04/01/fourrure-ou-velours-soie-ou-satin/</link>
		<comments>http://pk1157.wordpress.com/2009/04/01/fourrure-ou-velours-soie-ou-satin/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2009 20:55:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pk1157</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Bagnold]]></category>
		<category><![CDATA[G20]]></category>
		<category><![CDATA[Laycock]]></category>
		<category><![CDATA[Nora Minc]]></category>
		<category><![CDATA[Stirling]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://pk1157.wordpress.com/?p=113</guid>
		<description><![CDATA[Sur le Titanic (oui, je sais, ça m&#8217;obsède !), les élégantes devaient sans doute résoudre ce genre de dilemme, les magazines de mode n&#8217;évoquant que très rarement la tenue qui convient pour une promenade en canot de sauvetage au milieu des icebergs et des noyés de troisième classe &#8230; Pour un mois de mars, il fait [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pk1157.wordpress.com&amp;blog=2930198&amp;post=113&amp;subd=pk1157&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sur le Titanic (oui, je sais, ça m&#8217;obsède !), les élégantes devaient sans doute résoudre ce genre de dilemme, les magazines de mode n&#8217;évoquant que très rarement la tenue qui convient pour une promenade en canot de sauvetage au milieu des icebergs et des noyés de troisième classe &#8230;<span id="more-113"></span></p>
<p>Pour un mois de mars, il fait un froid glacial, ne trouvez-vous pas ? Je vous avoue mon hésitation : voter une Loi sur le téléchargement pirate ou prendre un décret sur les chiens errants ? Que faire ? En désespoir de cause, j&#8217;ai regardé un reportage de politique internationale sur France 2 : Il paraît que Michelle Obama a fait sensation auprès de la presse en portant un tailleur découvrant ses genoux. Les experts géostratégiques en sont tout retournés.</p>
<p>Moi, j&#8217;ai repris de l&#8217;andouillette et puis  je suis allé vomir &#8230;</p>
<h1 style="margin:24pt 14.2pt 9pt 1cm;"><span style="font-size:large;"><span style="font-family:Arial;"><span>  </span>Chapitre XVII</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 14.2pt 6pt 42.55pt;"><span style="font-size:small;font-family:Arial;">Paul Viguier n’était pas &#8211; à proprement parler &#8211; un type fréquentable, sauf à maîtriser un solide sens de la dérision confinant à l’humour noir.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 14.2pt 6pt 42.55pt;"><span style="font-size:small;font-family:Arial;">Engagé volontaire à l’âge de dix-sept ans, en septembre 1939, muni de son C.A.P. de métreur-vérificateur, il se retrouve affecté à la protection du consulat honoraire Monégasque à Montpellier. Il déserte (selon la terminologie officielle de l’époque) pour rejoindre Londres en juillet 1940, pour aller « là où il risque de se passer des choses ».<span>  </span>Trois mois d’attente d’une entrevue déterminante dans les couloirs moquettés bruissant de complots déjoués avant même d’avoir été fomentés l’éclairent sur ses aptitudes : cette guerre-là ne sera pas la sienne, du moins pas de cette façon !</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 14.2pt 6pt 42.55pt;"><span style="font-size:small;font-family:Arial;">Rendant service à un colocataire, il le remplace pour une mission du plus haut intérêt stratégique : servir pour vingt-quatre heures de chauffeur à un officier égyptien. C’est ainsi qu’il fait la connaissance de Ralph Bagnold, encore sous-lieutenant et britannique de surcroît. Ce dernier venait tenter de convaincre le Général Wavell de l’utilité tactique de troupes légères numériquement, mais correctement équipées sur le plan matériel et supérieurement formées dans le domaine des armes, pour ouvrir un front sud en Afrique du Nord. La partie était loin d’être gagnée d’avance, d’autant que Paul Viguier, en bon franchouillard rustique, ne captait qu’un mot d’anglais sur deux et n’en comprenait qu’un sur dix !</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 14.2pt 6pt 42.55pt;"><span style="font-size:small;font-family:Arial;">Bagnold, qui avait traversé seul le désert lybien dans l’entre-deux-guerres, eut vite fait de remarquer les dons exceptionnels dont faisait preuve Paul au volant de son « taxi » réglementaire, enveloppant les barrages de chevaux de frise comme un serpent des sables se faufile sur la pente des dunes : avec souplesse et rapidité, mais sans à-coup.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 14.2pt 6pt 42.55pt;"><span style="font-size:small;font-family:Arial;">Le courant passe entre les deux hommes et Bagnold l’invite à le suivre au pub où le rejoignent deux autres officiers, un australien des Welsh Guards et un commandant des Horse Guards ! Ces trois-là s’entendent comme larrons en foire et éclusent les bières comme des éponges. Pas de doute, c’est ce wagon qu’il faut prendre !</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 14.2pt 6pt 42.55pt;"><span style="font-size:small;font-family:Arial;">Voilà comment on se retrouve en Lybie au volant d’une Chevrolet militarisée, à convoyer des explosifs destinés à faire sauter le Q.G. de Rommel ! Un désastre dont les survivants se comptent sur les doigts d’une main, mais, grâce au hasard des rotations, Paul se sort indemne. Il rejoint aussitôt – ou est récupéré par &#8211; les S.A.S.<span>  </span>qui, justement, ont besoin d’hommes de sa trempe. Vu qu’il parle français, il est donc tout désigné pour servir d’interprète-instructeur sur le sol de la mère-patrie : le maquis du Vercors doit se structurer pour jouer un rôle tactique efficace …</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 14.2pt 6pt 42.55pt;"><span style="font-size:small;font-family:Arial;">La guerre se termine enfin et le voilà désoeuvré autant que démobilisé. Il hérite d’un « emploi réservé » de la fonction publique et est affecté à la sous-préfecture de Meaux, à comptabiliser les subventions que l’Etat verse aux communes pour la réfection des cimetières …</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 14.2pt 6pt 42.55pt;"><span style="font-size:small;font-family:Arial;">Le jeune sous-préfet, fraîchement gaulliste, mais jusqu’au bout de ses ongles encore tendres, prit vite ombrage des appels téléphoniques de telle Ambassade ou de tel Cabinet de Ministère parisien qu’on lui demandait de bien vouloir transférer à « Paul », comme si l’on s’était adressé à une quelconque standardiste.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 14.2pt 6pt 42.55pt;"><span style="font-size:small;font-family:Arial;">Les frères d’armes de Paul – et de tous les autres – devenaient encombrants dans une France qui sentait confusément que les nations se construisent mieux sur le rocher de l’oubli que dans les sables de la mémoire.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 14.2pt 6pt 42.55pt;"><span style="font-size:small;font-family:Arial;">Par l’entremise d’un de ses camarades reclassé barbouzard dans les hautes sphères, il intègre le Ministère des Affaires Etrangères où il est chargé, outre la gestion de crédits « honorables », de suivre les dépenses logistiques de certains programmes plus confidentiels, ceux des « équipes extérieures » comme on les appelait à l’époque.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 14.2pt 6pt 42.55pt;"><span style="font-size:small;font-family:Arial;">Dépourvu de toute éducation supérieure, mais forgé par l’expérience, son plaisir majeur consistait à suivre, six mois après, dans France-Soir, la piste des crédits confidentiels qu’il avait vu transiter dans le maquis des chapitre-articles qui était dorénavant le sien. Il voyageait et combattait à présent par procuration, en différé, de Suez aux Balkans, d’Oran à Brazzaville …</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 14.2pt 6pt 42.55pt;"><span style="font-size:small;font-family:Arial;">Elise, la jeune informaticienne qui vint le tirer de ses rêves en ce début des années quatre-vingts fut, sans s’en douter, l’archange de sa fin. Par un effort constant, il avait réussi jusqu’à présent à imposer ses habitudes surrannées d’écrire au porte-plume les rapports comptables officiels, de classer ses dossiers de façon géographique dans le mur métallique des casiers gris qui lui faisaient face, de tutoyer chacun, du balayeur au ministre, de trainer ses bottes gardianes éculées sur les tapis des couloirs de la République et , par-dessus tout, de ramasser en un catogan jaune crasseux une chevelure que la mode du moment jugeait trop longue même pour le tiers de son âge.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 14.2pt 6pt 42.55pt;"><span style="font-size:small;font-family:Arial;">L’administration bruissait alors des conclusions d’un rapport préconisant – entre autres – une réelle prise en compte de l’information en tant que matière première administrative, ce que les cabinets ministériels avaient traduit, tel le singe regardant le doigt plutôt que la Lune qu’il désigne, par une floraison de projets d’informatisation de tout et n’importe quoi, du moment que cela permettait de sauver l’usine bordelaise d’un quincailler bordelais, versant atlantique …</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 14.2pt 6pt 42.55pt;"><span style="font-size:small;font-family:Arial;">Elise débarqua donc un matin dans le bureau de Paul, accompagnée de Monsieur le Sous-Directeur de la Troisième Direction en personne, lui-même suivi d’une palanquée de chefs de bureau convaincus d’entrer par avance dans le troisième millénaire.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 14.2pt 6pt 42.55pt;"><span style="font-size:small;font-family:Arial;">Le « Programme d’Informatisation des Opérations Déconcentrées » avait choisi son site pilote : le bureau de Paul, ou, plus exactement, son portefeuille de dossiers. Dans une adresse étudiée, digne d’un candidat à la députation sous la Troisième République, Monsieur le Sous-Directeur déclina les avantages que procurerait le recours aux technologies d’avant-garde, le sentiment de pionnier qu’il sentait gonfler les poitrines et élever les cœurs, les plâtres qu’il faudrait essuyer en pensant aux bénéfices qu’en tireraient les générations futures de fonctionnaires radieux au service de l’Etat bienveillant …</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 14.2pt 6pt 42.55pt;"><span style="font-size:small;font-family:Arial;">Paul se disait que ce genre de discours n’annonçait généralement rien de bon, et que chaque fois qu’il en avait entendu un semblable, il n’avait dû qu’à ses jambes ou à sa Sten d’échapper à la catastrophe. Aujourd’hui, il ne sentait plus la force de courir ou de se rebeller.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 14.2pt 6pt 42.55pt;"><span style="font-size:small;font-family:Arial;"> </span></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/pk1157.wordpress.com/113/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/pk1157.wordpress.com/113/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/pk1157.wordpress.com/113/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/pk1157.wordpress.com/113/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/pk1157.wordpress.com/113/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/pk1157.wordpress.com/113/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/pk1157.wordpress.com/113/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/pk1157.wordpress.com/113/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/pk1157.wordpress.com/113/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/pk1157.wordpress.com/113/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/pk1157.wordpress.com/113/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/pk1157.wordpress.com/113/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/pk1157.wordpress.com/113/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/pk1157.wordpress.com/113/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pk1157.wordpress.com&amp;blog=2930198&amp;post=113&amp;subd=pk1157&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://pk1157.wordpress.com/2009/04/01/fourrure-ou-velours-soie-ou-satin/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:content url="http://1.gravatar.com/avatar/934ce68befc683678d7fcfba09a9c6a5?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">pk1157</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Cimes et abîmes</title>
		<link>http://pk1157.wordpress.com/2009/03/31/cimes-et-abimes/</link>
		<comments>http://pk1157.wordpress.com/2009/03/31/cimes-et-abimes/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2009 21:56:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pk1157</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://pk1157.wordpress.com/?p=111</guid>
		<description><![CDATA[Il est de bon ton, aujourd&#8217;hui, de dénoncer les sommets excessifs qu&#8217;atteignent les rémunérations de certains grands patrons du CAC40, sportifs professionnels ou artistes de variété. L&#8217;indignation est devenue très &#171;&#160;mode&#160;&#187; &#8230; Et que réapparait le concept (aussi flou qu&#8217;artistique)  de &#171;&#160;l&#8217;utilité sociale&#160;&#187;, les économistes-sorciers-chartistes d&#8217;hier nous enfument aujourd&#8217;hui avec leurs études comparatives de l&#8217;éventail [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pk1157.wordpress.com&amp;blog=2930198&amp;post=111&amp;subd=pk1157&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il est de bon ton, aujourd&#8217;hui, de dénoncer les sommets excessifs qu&#8217;atteignent les rémunérations de certains grands patrons du CAC40, sportifs professionnels ou artistes de variété. L&#8217;indignation est devenue très &laquo;&nbsp;mode&nbsp;&raquo; &#8230;<span id="more-111"></span></p>
<p>Et que réapparait le concept (aussi flou qu&#8217;artistique)  de &laquo;&nbsp;l&#8217;utilité sociale&nbsp;&raquo;, les économistes-sorciers-chartistes d&#8217;hier nous enfument aujourd&#8217;hui avec leurs études comparatives de l&#8217;éventail des revenus qui se serait accru dans des proportions énormes durant ces dernières années &#8230; bla bla bla et patati et patata &#8230; C&nbsp;&raquo;en est à celui qui citera le chiffre le plus haut.</p>
<p>Et c&#8217;est bien là le problème.</p>
<p>La surenchère des montants astronomiques, des croissances exagérées, des records de salaire annuel qui deviennent mensuels l&#8217;heure d&#8217;après &#8230; toute cette fascination vers les grands nombres et les sommets qu&#8217;ils atteignent masque l&#8217;aveuglement qui nous frappe à l&#8217;égard des profondeurs abyssales dans lesquelles est plongé une grande partie de l&#8217;humanité.</p>
<p>Si, effectivement, l&#8217;écart s&#8217;est creusé entre les revenus des plus riches et ceux des plus pauvres, ce n&#8217;est pas que vers le haut. Ceux d&#8217;en bas ont, en matière de niveau de vie plus encore qu&#8217;en termes de revenus, vu leur situation se dégrader de façon effroyable, perdant même, pour beaucoup, l&#8217;espérance d&#8217;un avenir meilleur.</p>
<p>Mais bon, de toute façon, ils n&#8217;achètent pas le journal et ne lisent pas les publicités pour les téléphones portables &#8230;</p>
<h1 style="margin:24pt 14.2pt 9pt 1cm;"><span style="font-size:large;font-family:Arial;">Chapitre XVI</span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 14.2pt 6pt 42.55pt;"><span style="font-size:small;font-family:Arial;">Les jours suivants avaient été semblables à ceux qu’il avait passés à l’école de la marine : apprendre à se repérer dans les noms, les lieux, les usages attachés aux uns comme aux autres, et surtout rester transparent, ne pas attirer l’attention par un comportement, une répartie, une marque personnelle.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 14.2pt 6pt 42.55pt;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Arial;"><span> </span>Il avait donc joué son rôle de gars sans intérêt, un type dont l’univers semblait complètement rempli par sa fonction, cette attitude lui évitant de se trouver dans une situation embarrassante, à risquer de dévoiler, au détour d’une conversation anodine, quelque élément personnel susceptible d’éveiller de la curiosité. Lisse comme une coquille de bernacle, c’est ainsi qu’il souhaitait apparaître.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 14.2pt 6pt 42.55pt;"><span style="font-size:small;font-family:Arial;">En professionnel des transmissions, il avait réaménagé le local technique qu’il partageait avec Thomas, un canadien anglophone, préposé aux relevés météorologiques.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 14.2pt 6pt 42.55pt;"><span style="font-size:small;font-family:Arial;">Tom, ainsi qu’il était le plus fréquemment nommé, était l’un des rares hommes de l’équipe à pouvoir demeurer et travailler pendant deux heures d’affilée avec Sandra sans sortir de la pièce en hurlant des considérations désobligeantes sur une fraction particulière de la gent féminine.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 14.2pt 6pt 42.55pt;"><span style="font-size:small;font-family:Arial;">Etait-ce par une sorte d’atavisme des populations habituées au « Grand Nord » et accoutumées dès l’enfance à la solitude des grands espaces gelés, à un trait de caractère personnel trahissant une certaine indifférence à autrui en général, à une prédisposition à n’accorder que peu d’attirance aux femmes en particulier ? Toujours est-il que même Sandra s’abstenait, en sa présence, de lancer ses sempiternelles remarques androphobes concernant une planète de nature évidemment féminine et contre toute raison, régie (et si mal !)<span>  </span>par des hommes …</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 14.2pt 6pt 42.55pt;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Arial;">Autant dire que Pierre préférait de loin le voisinage professionnel de Tom à l’éventualité d’une cohabitation forcée avec Sandra.<span>  </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 14.2pt 6pt 42.55pt;"><span style="font-size:small;font-family:Arial;">Malgré ce, il était bien obligé de reconnaître que c’était elle qui, de tout le groupe, semblait le mieux maîtriser sa spécialité. Il en avait acquis la conviction grâce au rituel du matin. En effet, chaque jour, en pénétrant dans le réfectoire où était servi le petit déjeûner, chacun pouvait consulter sur un tableau noir (vert, en vérité) les prévisions du temps qu’il ferait pour les prochains jours.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 14.2pt 6pt 42.55pt;"><span style="font-size:small;font-family:Arial;">Sandra mettait une application particulière à faire figurer, sur deux colonnes tracées à la craie blanche, les prévisions « officielles » de la station Argentine des Orcades et les siennes propres, lesquelles étaient toujours plus précises et exactes, ce qui chaque matin, faisait l’admiration de l’ensemble de l’équipe et la réintégrait momentanément dans la communauté, jusqu’au prochain éclat verbal qu’elle suscitait immanquablement avec l’un ou l’autre avant que ne sonne l’heure du déjeûner.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 14.2pt 6pt 42.55pt;"><span style="font-size:small;font-family:Arial;">En sa qualité de nouveau venu, il limitait au minimum les contacts avec elle, ne se risquant à lui marmonner un impersonnel « salut » que lorsqu’il devait la croiser fortuitement dans un couloir ou sur le pas d’un baraquement.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 14.2pt 6pt 42.55pt;"><span style="font-size:small;font-family:Arial;">Peu à peu, toutefois, il s’enhardit, jusqu’à lui adresser un matin un « bravo » sincère pour la qualité de ses prévisions.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 14.2pt 6pt 42.55pt;"><span style="font-size:small;font-family:Arial;">Mal lui en prit ce jour-là ! Il dut aussitôt essuyer une avalanche de qualificatifs peu glorieux sur « ces français qui croient parler italien sans en comprendre l’accent  …»,<span>  </span>« qui ne comprennent rien à l’opéra …» et autres considérations péjoratives sur la subtilité des vins français et la qualité de nos fromages en comparaison des productions transalpines …</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 14.2pt 6pt 42.55pt;"><span style="font-size:small;font-family:Arial;">Pierre était effondré de cet esclandre public, se retenant de claquer sur le champ le bec à la mégère, partagé entre un violent désir de faire cesser ses criailleries et son souci de ne pas attirer l’attention sur sa personne.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 14.2pt 6pt 42.55pt;"><span style="font-size:small;font-family:Arial;">Hébété autant qu’hésitant, il restait là, au milieu de la cantine, les bras ballants, ne sachant quelle attitude choisir, quand, dans son dos, le rire éclatant d’Eduardo se fit entendre, précédant une reprise très personnelle d’ « I put a spell on you » que n’aurait pas désavouée Screamin’J. Hawkins lui-même.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 14.2pt 6pt 42.55pt;"><span style="font-size:small;font-family:Arial;">Le chœur des autres membres de l’équipe, assis aux tables, reprenant les obsédants « I love you ! » de la chanson le décidèrent subitement à prendre l’épisode à la farce. Il se jeta aux genoux de Sandra en feignant les pleurs, implorant sa pitié et jurant que la France rendrait bientôt à la patrie de César tout ce qu’elle lui avait soustrait, énumérant pêle-mêle la Joconde, les brocolis et le Duché de Savoie, la Corse et Bonaparte et même Michel Platini …</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 14.2pt 6pt 42.55pt;"><span style="font-size:small;font-family:Arial;">Etait-ce l’accumulation des trophées promis, le sentiment du triomphe devant la soumission feinte ? Sandra, à la surprise générale, lui tendit la main pour le relever et lui lacha, sur un ton presque aimable un « ça va, c’est rien » dont l’aménité parut à ce point inaccoutumée de la part de l’italienne que les « I love you » reprirent de plus belle.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 14.2pt 6pt 42.55pt;"><span style="font-size:small;font-family:Arial;">Sandra reprit instantanément son rôle d’irascible de service et tourna les talons, non sans inviter auparavant, de la voix et du geste, l’assistance toute entière à se livrer aux occupations favorites des habitants de Sodome …</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 14.2pt 6pt 42.55pt;"><span style="font-size:small;font-family:Arial;">Dans les jours qui suivirent, malgré les efforts de Pierre pour ne pas la croiser, le temps de laisser les choses se tasser, Sandra, contre toute attente, ne lui manifesta aucune agressivité, lui lançant même un soir un « buonne nouît » qui le laissa pantois.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 14.2pt 6pt 42.55pt;"><span style="font-size:small;font-family:Arial;"> </span></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/pk1157.wordpress.com/111/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/pk1157.wordpress.com/111/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/pk1157.wordpress.com/111/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/pk1157.wordpress.com/111/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/pk1157.wordpress.com/111/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/pk1157.wordpress.com/111/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/pk1157.wordpress.com/111/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/pk1157.wordpress.com/111/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/pk1157.wordpress.com/111/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/pk1157.wordpress.com/111/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/pk1157.wordpress.com/111/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/pk1157.wordpress.com/111/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/pk1157.wordpress.com/111/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/pk1157.wordpress.com/111/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pk1157.wordpress.com&amp;blog=2930198&amp;post=111&amp;subd=pk1157&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://pk1157.wordpress.com/2009/03/31/cimes-et-abimes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:content url="http://1.gravatar.com/avatar/934ce68befc683678d7fcfba09a9c6a5?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">pk1157</media:title>
		</media:content>
	</item>
	</channel>
</rss>
